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Un itinéraire indien

Paru le 28 janvier 2021.
En dialogue avec Jean-Claude Escaffit, Un itinéraire indien retrace le parcours  étonnant de Moïz Rasiwala, astrophysicien d’origine indienne et musulmane, devenu diacre dans l’Eglise catholique après avoir été chercheur au CNRS, coopérant  universitaire en Algérie, permanent à la communauté œcuménique de Taizé durant huit ans, promoteur de projets de développement et enfin expert auprès du Conseil régional de Midi-Pyrénées.A la fois un questionnement sur l’identité plurielle et un magnifique hymne à la rencontre des cultures et des religions.  (Editions  Médiaspaul).

Le Monde : “Le récit de cette vie passionnante est guidé d’abord par une recherche spirituelle, qui conduira ce musulman à la conversion catholique ” Y.B
La Vie : “En ces temps où le poison de la division fait des ravages, l’on ne peut que conseiller la lecture de ce livre”. E.V.
Voir notre page sur un Itinéraire indien
Voir la vidéo de présentation

Mes chroniques de La Provence

Guerre d’Algérie : Dates et mémoires en partage ?

19 mars : date du cessez-le-feu dans l’Algérie de 1962. Et pourtant, “impossible
commémoration consensuelle”, selon Benjamin Stora dans le rapport sur la réconciliation des mémoires qu’il a rendu le 20 janvier au président Macron (1). Pas évident en effet de célébrer l’anniversaire d’une fin de conflit qui est loin d’avoir marqué l’arrêt des violences en Algérie. Mais quelle autre date retenir ? Pas question du 5 juillet 1962, marquant l’indépendance du pays en même temps que les massacres des pieds-noirs d’Oran et l’anniversaire… de la prise d’Alger en 1830.
L’Histoire a parfois d’étranges concordances. Tenez par exemple, les avenues du 8 mai 1945,  qui fleurissent dans de nombreuses villes algériennes, ne célèbrent pas la fin de notre Seconde Guerre mondiale. Mais les massacres de Sétif et Guelma, événement traumatique pour tout un peuple, faisant murir chez certains un violent désir d’indépendance.

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Le choix d’événements mémoriels, de part et d’autre de la Méditerranée, est révélateur de notre rapport à l’Histoire et… au présent. En France. d’abord. Comment réconcilier les mémoires antagonistes de sept millions de personnes passionnément concernées (anciens appelés, pieds-noirs, harkis, immigrés… ) ? Mémoire éclatée chez nous, mémoire confisquée là-bas. Faute d’avoir pu collaborer avec le directeur des Archives algériennes, arrimé à la seule demande de repentance (une “rente mémorielle” du FLN pour conserver le pouvoir), Stora a cherché d’abord à guérir nos propres mémoires blessées.
Exigeant devoir de vérité 
 Dans un rapport qui veut sortir des pièges idéologiques et incantations abstraites, cet historien reconnu a pris pour fil conducteur un exigeant devoir de vérité, assorti d’une liste de préconisations. Certaines commencent à être mises en œuvre, comme  le partage des archives françaises et l’accès à celles classées secret-défense, ainsi que la vérité sur les disparus, avec la reconnaissance de l’assassinat de l’avocat Boumendjel par le général Aussaresses.
 Mais l’historien entend prendre en compte toutes les passions douloureuses. Y compris celles des rapatriés, en rapport avec leurs morts laissés là-bas. Sans oublier le sujet sensible des harkis. “Déminage ardu de la mission Stora”, prédisions-nous dans ces colonnes, le 6 septembre dernier. Mission qui avance vers une Histoire partagée, une mémoire un peu moins éclatée. A petits pas. C’est à la fois sa limite, mais aussi sa force. JC Escaffit
  (1) Benjamin Stora France-Algérie, Les passions douloureuses, Albin Michel 18,90 €
Lire l’article La Provence 21.3.21

Séparatisme : une loi qui raterait sa cible

21.2.2021. C’était Mardi gras à l’Assemblée quand les députés ont adopté en première lecture le  projet de loi contre le séparatisme. Privé d’un volet social pourtant annoncé, cet arsenal législatif  nourrit les inquiétudes et les critiques de toutes les Eglises chrétiennes (catholique, orthodoxe et protestantes), au seuil de leur entrée en carême.

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Mais pourquoi, diable, une telle opposition de la plupart des croyants (musulmans et bouddhistes s’y sont joints, pas les juifs) envers des mesures  qui veulent lutter contre le radicalisme religieux et les “prêches de haine” ? Elle ne porte pas sur le respect de la laïcité,  ni sur la lutte contre l’islamisme, mais sur les contrôles et sanctions infligées à toutes les associations cultuelles. 
Le diable, c’est bien connu, se cache dans les détails. Ainsi, dans un catalogue de mesures qui ne définit pas clairement le séparatisme, on trouve pêle-mêle l’obligation faite aux associations loi 1905 d’obtenir tous les cinq ans une validation du préfet, de rendre des comptes administratifs et financiers, de signer un contrat d’engagement républicain… Bénéficiaires de la loi de 1905 contre l’emprise de l’Eglise catholique sur la société d’alors, les protestants sont aujourd’hui les plus touchés et critiques sur le projet.

“Culture de suspicion” à l’égard des religions
Outre l’alourdissement bureaucratique infligé à des militants associatifs souvent bénévoles, c’est le  contrôle de l’Etat sur la croyance et son expression qui pose question. Elle permet  une interprétation arbitraire de ce qui est jugé inconvenable dans les prises de position des Eglises et de leurs associations. Le Secours catholique et la Cimade, en pointe sur la défense des droits des plus faibles, pourraient-ils par exemple voir habilitation et subventions supprimées, du fait d’un discours trop critique à l’égard de l’Etat ?
Dicté par la peur, ce projet de loi tend à renvoyer une image négative des religions. ” Culture de  suspicion “, s’indignent les Eglises. Celles-ci assurent pourtant, dans leur immense majorité, un irremplaçable lien social. La laïcité à la française, cadre institutionnel qui protège depuis 1905 toutes les convictions dans le respect de l’ordre public, glisse de plus en plus vers une religion d’Etat aux accents athées et aux tendances intrusives. En prétendant lutter ainsi contre le séparatisme religieux, elle risque de le renforcer et d’élargir à d’autres communautés le sentiment d’exclusion. Cette loi de circonstance raterait alors sa cible.

Eglise-Etat : des malentendus révélateurs. 6.12.2020 lire
Défendre notre liberté d’expression menacée 27.9.2020 Lire
Colonialisme et instrumentalisation de l’Histoire La Provence 6.09.20
Déconfiner l’Eglise pour le monde d’Après La Provence 31.05.2020
Se déconfiner, grâce la presse de proximité La Provence 10 mai

Pâques à la maison, le pape seul au balcon La Provence 12 avril 2020
Algérie : quel avenir après un an de contestation ? 6 mars 2020 in La Provence 
De nouveaux défis pour l’unité des chrétiens La Provence 26.1.2020
Missionnaire selon Pape François et P. Destremau. La Provence, 20. 10.2019.
Les Eglises et la PMA : nouvelle donne Provence 15.09.19
Vincent Lambert :   “l’affaire” miroir de nos interrogations Provence 26 mai 2019
Algérie : en finir avec la guerre des mémoires. Provence 5 mai 2019 
Quelle alternative démocratique pour l’Algérie ?La Provence 10/3/19 

Mes  Emissions Dialogue œcuménique, sur Dialogue RCF

Mes chroniques de Ouest-France

France-Algérie : déminage ardu de la mission Stora 7/12/20
Unité des chrétiens :de nouveaux défis à relever 25/1/2020
Les Eglises et la bioéthique : nouvelle donne ? 16/11/19
Algérie : Quelle alternative à Bouteflika ?  6/3/19
Le retour de la tentation cléricale 25/08/18
Mai 68, le Concile et l’Eglise 17/05/18
L’Eglise d’Algérie et ses martyrs 3/3/18
 Bioéthique : les conditions d’un dialogue apaisé 15/1/18
Noël : Vous avez dit laïcité ? 1/12/17
Les révolutions religieuses d’octobre 17
Le pont Macron entre deux rives opposées (23/05/17)
Colonisation, crime contre l’humanité ?  22/2/2017
Catholiques protestants : célébrer ensemble la Réforme ? 25.1.2017
Taizé, bâtisseur de ponts en Lettonie 30.12.16
La laïcité, une arme à double tranchant,
Algérie: Dépasser la guerre des mémoires 

Livres : 
Histoire de Taizé,  (Seuil)image couv Taizé

Nouvelle édition Totalement réactualisé, cet ouvrage de référence, de JC Escaffit et Moiz Rasiwala, sur une communauté œcuménique de 30 nationalités différentes, paru en quatre langues,  est en librairie.
Information sur le livre

Sur les traces du père…

Questions à l’officier tué en Algérie
Par Jean-Claude Escaffit
Préface de Yasmina Khadra
– Un témoignage bouleversant guidé par une démarche de réconciliation.
– Un conflit  revisité de façon originale et pédagogique.
Communiqué de presse de l’éditeur
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Rencontres-dédicaces et réactions de lecteurs
Les photos d’El Draden (406e RAA Cavallo Djidjelli)