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JCE-2012

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Mes chroniques de Ouest-France
Algérie : Quelle alternative à Bouteflika ?  6/3/19
Le retour de la tentation cléricale 25/08/18
Mai 68, le Concile et l’Eglise 17/05/18
L’Eglise d’Algérie et ses martyrs 3/3/18
 Bioéthique : les conditions d’un dialogue apaisé 15/1/18
Noël : Vous avez dit laïcité ? 1/12/17
Les révolutions religieuses d’octobre 17
Le pont Macron entre deux rives opposées (23/05/17)
Colonisation, crime contre l’humanité ?  22/2/2017
Catholiques protestants : célébrer ensemble la Réforme ? 25.1.2017
Taizé, bâtisseur de ponts en Lettonie 30.12.16
La laïcité, une arme à double tranchant,
Algérie: Dépasser la guerre des mémoires 

Algérie : en finir avec la guerre des mémoires.

Le 11 mai la municipalité de Bollène (Vaucluse) a débaptisé la rue du 19 mars 1962,  date du cessez-le-feu en Algérie. Pour lui attribuer le nom de Hélie de Saint-Marc, un ancien officier putschiste.
Autant on peut comprendre le refus de célébrer l’anniversaire d’un événement qui n’a pas mis fin aux violences en Algérie, autant faut-il s’interroger sur les motivations de ceux qui, dans le Vaucluse, à Béziers ou ailleurs, veulent imprimer dans nos villes et nos mémoires une vision revancharde de l’Histoire..

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Hélie de Saint-Marc est une personne estimable que j’ai eu l’occasion d’interviewer. Ancien résistant et déporté qui s’est égaré dans la sédition par loyauté envers ses chefs et ses harkis, ce commandant d’un régiment de parachutistes en 1961 a été arrêté et réhabilité depuis par l’Etat français. Mais il demeure post-mortem un symbole qui cristallise rancœur et polémiques.
Ne peut-on en finir avec cette instrumentalisation de l’Histoire qui alimente la guerre des mémoires ? En France, elles sont « communautarisées », tributaires des parcours familiaux et appartenances idéologiques. Au gré des commémorations, on a l’impression de ne pas évoquer la même guerre. Ballottés par des intérêts divergents et des lobbies influents, les Français restent englués dans des débats doctrinaires. Les uns enfermés dans la nostalgie d’une colonisation mythique et le déni des exactions de l’armée française, les autres figés dans une demande  de  repentance de notre passé colonial. C’est vrai chez nous comme en Algérie, où le FLN en a usé pour faire oublier ses gabegies. Histoire de se maintenir au pouvoir, il a cultivé le mythe du soulèvement d’un peuple uni derrière son parti libérateur. Mais le vent est en train de tourner.
Il n’est de devoir de mémoire sans devoir de vérité. À défaut d’une vision historique commune, ne peut-on regarder ensemble nos blessures et nos responsabilités ? Non pour renvoyer l’autre à ses errements. Mais pour solder les comptes de nos propres histoires. C’est davantage possible aujourd’hui avec les générations montantes et le travail commun des historiens de part et d’autre de la Méditerranée. C’est en tout cas une des conditions nécessaires d’une mémoire apaisée. La Provence 5 mai 2019
Quelle alternative démocratique pour l’Algérie ?

N’ayant connu que l’image momifiée d’un président fantôme, des centaines de milliers de manifestants algériens ont décidé de conjurer la peur d’un régime policier et ce sentiment de lassitude qui cherchait une issue dans des rêves bardés de visas.

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Majoritaire dans la population,  la jeunesse se réveille. Forte de deux millions d’étudiants, dont beaucoup ne trouvent aucun débouché, la société algérienne semble ne plus vouloir baisser les bras. Traumatisée par une guerre civile qui a fait près de 200 000 victimes dans la décennie 90, elle s’était tenue à distance des « printemps arabes » qui ont agité ses voisins. La jeunesse, qui n’a pas vécu cette période, n’a plus les appréhensions de ses aînés.
Faire renoncer Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel ? Certes. Mais pour déboucher sur quoi ? L’opposition démocratique est laminée. Les militaires qui tirent les ficelles du pouvoir depuis des années se livrent une lutte larvée. Et les islamistes, très présents dans les quartiers populaires, sont en embuscade.
Bientôt privé d’une  rente pétrolière qui achetait la paix sociale, le pays s’enfonce dans le marasme. Et les deux grands piliers de la société algérienne semblent se défier. Les militaires sont omni présents dans le paysage et les mosquées prolifèrent comme fleurs au printemps. Symbole de cette  montée en puissance de l’islam, la grande mosquée d’Alger, avec son impressionnant minaret de 265 m de haut et une capacité de 120 000 fidèles, est en passe d’être inaugurée. Gage donné aux religieux par un pouvoir à bout de souffle.
Pour l’heure, il s’agit de sauver la face d’un pays sans timonier depuis des années. La protestation prend pourtant une ampleur inattendue. Tous les scénarios restent ouverts.
Mais quelle alternative possible ? La société algérienne recèle des ressources insoupçonnées. Notamment chez les jeunes. J’ai pu le constater lors de l’encadrement d’un stage d’écriture journalistique à Alger, où il s’agissait de débusquer les créations économiques et culturelles d’une jeunesse inventive.
Reste à savoir si ce mouvement, aux accents de révolution de velours, peut se structurer. Ya-t-il des organisations ou des personnalités qui peuvent incarner ce désir profond de renouveau ? Sans qu’il soit dévoyé ou confisqué par des forces occultes, tapies dans l’ombre ? J-C. Escaffit La Provence 10.3.19
Rencontres cinématographiques des droits de l’homme
en Provence.

Dans sept villes des Bouches-du-Rhône, du 10 janvier au 9 février 2019,  c’est l’histoire d’une rencontre entre 6 ONG différentes, partageant les mêmes valeurs. A l’initiative du Secours catholique, avec Amnesty, ACAT, CCFD-Terre Solidaire, CIMADE, Ligue des Droits de l’Homme.
Programme www.rcdhprovence.fr

Béatification des martyrs d’Algérie :
une première en pays musulman

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N-D de Santa-Cruz à Oran

Avec chrétiens et musulmans du diocèse d’Alger, nous avons rejoint Oran, le 8 décembre 2018, pour participer à la béatification de Mgr Pierre Claverie et de ses 18 compagnons (moines de Tibhirine, pères blancs, 6 religieuses… ),  assassinés en Algérie durant la décennie noire. Avec un hommage aux 114 imams tués pour avoir résisté à la terreur islamiste. Une cérémonie sous le signe de la fraternité.

Merci Simone Veil

Panthéon 1er juillet 2018, décédée  30 juin 2017

Simone Veil nous a quittés. Parmi mes quatre rencontres avec cette grande Dame, je retiens cet entretien bouleversant un soir de 1995..

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Elle m’avait reçu après sa journée de ministre de la Santé pour un témoignage sur le Pardon, dans La Vie, Nous étions tous les deux très proches dans la pénombre. Le soir était tombé. Oubliant l’absence d’une lumière qui aurait pu altérer le poids de ses confidences, elle évoquait ses épreuves et humiliations, l’horreur de la vengeance, la grandeur du pardon.  Mais son impossibilité de pouvoir l’exprimer, faute d’interlocuteur identifié. Puis elle s’empressait de parler de réconciliation avec le peuple allemand qu’elle avait prônée dès 1945.
Une grande dame, Simone Veil, libre. Une combattante, certes, mais loin des clichés de pasionaria féministe. Dans ses nombreux combats, elle était tout sauf doctrinaire, attentive à la détresse d’autrui, aux souffrances des plus petits, défendant toujours la vie : d’abord celle des femmes en danger dans les IVG clandestines (pour elle, l’avortement restait un drame), mais aussi attentive aux droits de l’enfant dans le débat sur les conséquences  du mariage pour tous. Certains préfèrent occulter sa participation furtive à la manif pour tous ou y voir un égarement dû à l’âge… Une femme libre et attentive, refusant d’être enfermée dans les dogmes du politiquement correct. Merci Madame.

Nouvelle édition  d’Histoire de Taizé, au Seuilimage couv Taizé

Totalement réactualisé, cet ouvrage de référence, de JC Escaffit et Moiz Rasiwala, sur une communauté œcuménique de 30 nationalités différentes, paru en quatre langues,  est en librairie.
Information sur le livre

Le terrorisme et l’esprit de Tibhirine ?

26 juillet. Je ne suis pas sûr que ce soit par les incantations guerrières, les surenchères démagogiques, les replis identitaires ou les appels à la vengeance que l’on apportera une réponse aux drames que nous continuons à vivre dans notre pays….  

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A tous mes amis chrétiens, tristes comme moi devant l’assassinat du P Jacques Hamel, surtout à ceux en colère, j’ai envie de les inviter à relire le testament spirituel de Christian de Chergé, de Tibhirine. »S’il m’arrivait un jour d’être victime du terrorisme….. » lire le texte
Vous pouvez aussi Signer cette pétition inter-religieuse en faveur de l’esprit de paix et de résistance. Il est urgent que nous, croyants des trois grandes religions, ayons une parole commune pour résister contre la barbarie et l’esprit de division.

18 juillet 2016 : Nice ou l’esprit de division.  En cette heure de deuil, les 84 morts de Nice ont aujourd’hui des noms et des visages. Infinie tristesse… Effrayante Marseillaise aux accents vengeurs, sur la Promenade des Anglais. Et sourde colère devant l’indécence des surenchères démagogiques qui soufflent sur l’esprit de division et de haine. Ce que cherchent justement les barbares. En exploitant la peur, laisse-t-on croire que l’on va régler le problème avec les incantations guerrières ? Comme si notre pays avait toujours été un havre de paix et que Bruxelles, Orlando, Bagdad, Bamako, Le Caire, Londres, Madrid… n’avaient jamais existé. « Grand moment de médiocrité politique ».
14-15 juillet  :  On se couche avec des images fugitives et confuses de camion fou hoquetant sur 2 km de bitume ensanglanté. On se réveille avec une litanie horrible de morts qui continue à s’égrener. Et une question entêtante  : Pourquoi ? Pourquoi tant de haine et d’aveuglement ? Pourquoi elles, victimes innocentes, tombant au hasard, comme des quilles  ? Y-a-t-il eu en lui une toute petite lueur d’humanité pour se rendre compte qu’il fauchait sans état d’âme, femmes, vieillards, enfants… ?

Appel : le vocabulaire de la haine n’est pas compatible avec l’Évangile

13 déc 2015. Citoyens français attachés aux valeurs de la République, en même temps que chrétiens de toutes confessions qui mettons au cœur de notre foi le message évangélique de justice, de paix et d’amour universel, nous éprouvons aujourd’hui une immense tristesse et une profonde inquiétude pour l’avenir de notre pays…
Lire l’appel dans La Croix.com 

Livre Couv et 4eLivre :
Sur les traces du père…

Questions à l’officier tué en Algérie
Par Jean-Claude Escaffit
Préface de Yasmina Khadra
– Un témoignage bouleversant guidé par une démarche de réconciliation.
– Un conflit  revisité de façon originale et pédagogique.
Communiqué de presse de l’éditeur
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Les photos d’El Draden (406e RAA Cavallo Djidjelli)